• Pentax LX
  • Pentax P30T
  • Pentax MZ-3
  • Pentax F 28 mm F2.8
  • Pentax 50 mm A F1.7
  • Pentax 135 mm F 2.5
  • Pentax 135 FA 2.8
  • Tamron 17 mm F3.5
  • Nikon F5
  • Nikon F100
  • Fish-eye Zenitar 16 mm F2.8
  • Fish-eye Peleng 17 mm F2.8
  • Nikon AFD 24 mm F2.8
  • Nikon AFD 28 mm F2.8
  • Nikon AF 50 mm F1.8
  • Nikon AFD 85 mm F1.8
  • Sigma EX 50 mm F2.8 Macro
  • Flash Nikon SB-28
  • Olympus µII
  • Konica Hexar Silver
  • Flashmetre Minolta IV F
  • Horizon 202
  • Kit Bronica SQB
  • Bronica Zenzanon PS 40 mm F4
  • Kit Arax 60
  • 50mm F4 Carl Zeiss Jena MC Flektogon

 

  • Scanner Nikon LS 50

 

  
Je n'utilise pas de zooms, je n'aime pas ça car je trouve que cela rend paresseux, on a trop tendance à rester collé à zoomer au lieu de tout faire pour rechercher le meilleur cadrage, sans parler des problèmes de distorsion, du poids et du prix des zooms à ouverture constante, F2.0 chez Olympus sur la nouvelle gamme numérique ou F2.8 chez les autres. Il est vrai que Tamron a fait d'énormes progrès en la matière avec son 28-75 F2.8 mais je pense qu'ils peuvent encore améliorer la qualité optique. Je préfère de loin les focales fixes et je peux encore me permettre de me trimballer un sac lourd. Et puis quel plaisir de coller son oeuil au viseur et de choisir meilleur cadrage. Vous me direz que l'on peut faire la même chose avec un zoom. Certes mais ce n'est pas la même chose ; d'ailleurs le système Leica M ne comporte pas de zoom. C'est qu'il doit y avoir une raison. Et puis quand on me parle de zoom j'essaye d'imaginer Gauguin ou Monet avec une toile dont la surface pourrait varier en fonction du cadrage que l'on souhaite obtenir. Et cela me fait bien rire. C'est une idée ça... peut-être devrais-je la lancer, "La toile aux dimensions variables".

Avec un peu d'expérience on finit par savoir tout de suite quelle focale sera la plus adéquate pour la photo à prendre. Alors qu'avec le zoom on tourne la bague des focales sans trop savoir ce que l'on fait, on regarde vaguement et on appuie bêtement sur le déclencheur. Pour ma part je trouve les résultats bien meilleurs avec des fixes ce qui explique pourquoi je n'utilise plus du tout mon premier zoom acheté en 1991 avec mon premier reflex après le Zenit de Papa, un Pentax P30T. Il m'a rendu bien des services mais je me sens mieux avec des focales fixes. Certains professionnels font du très bon travail avec des zooms et pour la plupart ils n'ont pas tellement le choix, surtout en reportage ou en sport mais encore une fois ce n'est pas mon type de photo. Peut-être que j'y viendrai avec l'âge qui sait !

Deux mots sur les fish-eyes soviétiques, Zenitar et Peleng. J'avais envie d'un fish-eye et n'avais pas les moyens de m'offrir le coûteux Nikkor AFD16 mm f2.8, le 15 mm Sigma était encore un peu cher pour moi. Après quelques mois de réflexion je me suis tourné vers le fish-eye russe fabriqué par KMZ, le Zenitar 16 mm f2.8 en monture Nikon, objectif dont je suis très satisfait. On peut aussi trouver le Zenitar en monture directe Pentax K ou 42 à vis. Mais il existe deux autres fish-eyes, les Peleng 8 mm f3.5 et 17mm f2.8 ; le Peleng 8 mm est un fish-eye circulaire contrairement au 17 qui est un fish-eye rectilinéaire comme le Zenitar. Les Peleng sont fabriqués par Belomo en Biéorussie mais aujourd'hui, seul le Peleng 8 mm est encore fabriqué. Le Peleng 17 est beaucoup plus gros que le Zenitar 16 et le diaph n'est pas automatique, on travaille à pleine ouverture et on ferme le diaph manuellement comme sur les vieux Helios-44 58 mm f 2.0. Par contre, le Zenitar est fourni en monture directe Pentax K, Nikon F... etc alors que les Peleng 8 et 17 utilisent la monture T2 ce qui permet, en changeant la bague de les monter sur presque n'importe quel appareil reflex du marché.

Pour ce qui est du numérique je n'en vois pas l'intérêt pour mon travail pour le moment. Je peux attendre quelques jours pour le traitement des films et je ne suis pas obnubilé par la possibilité de modifier mes photos sur ordinateur... Tout doit être correctement fait à la prise de vue pour que le négatif ou la diapositive soit parfait. Si chaque photo nécessite une heure de travail sur ordinateur, c'est qu'il faut apprendre à faire des photos. Mais ce qui m'ennuie le plus avec le numérique c'est qu'il y a pas d'original, pas de négatif. Un fichier numérique n'existe pas vraiment et il est très facile de le faire disparaître. Alors qu'un négatif bien rangé sera toujours là. Qui peut être certain que les supports de maintenant seront toujours lisibles par les ordinateurs de demain ? Qui possède encore un lecteur de disquettes 5.25 pouces et qui utilise encore ce support ? Phénomène de mode, le numérique va beaucoup trop vite. Ce n'est plus un appareil photo que l'on a en main mais un ordinateur, il n'y a qu'à voir la vitesse avec laquelle les nouveaux appareils numériques sortent ! Le voisin en a un, les collègues de travail aussi sans parler des pros ce qui fait que tout le monde ou presque  veut le sien. Et à cause de cette ruée vers le numérique beaucoup d'excellents produits ont disparu et d'autres feront de même. Des laboratoire professionnels et grand public ont fermé, Ilford a des problèmes, Bronica n'est plus ou presque, Contax a cessé. Hasselblad n'est plus suédois, racheté tout comme Imacon par une société chinoise. Dans tous ça des gens ont perdu leur emploi. Combien en retrouveront un ? A la fin 2006 je continue à penser que le numérique n'est pas pour moi même si les Pentax K10D et Sigma SD-14 ont l'air très intéressants, je les trouve encore cher. Ceci étant quand on ramène 40 films 36 poses, je comprends que l'on puisse se poser la question. Mais il reste le problème de la sauvegarde que j'ai cité plus haut, problème qui n'a toujours pas été reglé ainsi que le passage quasi obligé à la case post traitement avec par exemple DXO. A quoi bon acheter un appareil numérique si ce dernier n'est pas capable de délivrer des couleurs correctes ? A ce sujet je suis entièrement d'accord avec l'édito de GMC paru dans le Chasseur d'Images numéro 288.  Pour en revenir à la pérénité du support numérique. Il y a quelques années j'ai trouvé dans la rue des plaques en verre de la fin du XIXe, début XXe, plaques qur j'ai toujours aujourd'hui. Et même si je n'ai aucun lien de parenté avec les gens qui y sont représentés, ces négatifs communiquent deux siècles plus tard. L'information qui y est codée est facilement accessible. Il suffit d'un agrandisseur ou d'un bon scanner à plat. Qu'en sera-t-il de ces CD, DVD et collections de vieux disques durs qui ne feront que rejoindre d'autres objets technologiques dans nos poubelles.      

Je préfère donc garder mon matériel argentique et utiliser un scanner afin de numériser les photos que je désire insérer sur mon site. Et comme les minilabs sont tous numériques, je ne donne presque plus de négatifs mais des disques que je n'ai pas peur de perdre. Les minilabs numériques permettent aujourd'hui d'obtenir des tirages d'excellente qualité dans de multiples formats, surtout en panoramique. Par contre j'aimerais beaucoup que les fabricants de scanners de films comme Konica-Minolta, Nikon et peut-être à terme Epson pensent aux photographes qui travaillent en panoramique argentique sur film 135. Je trouve fatigant de scanner un panoramique 24*58 mm issu de mon Horizon en deux fois et d'être obligé ensuite de passer une bonne dizaine de minutes à essayer de les coller parfaitement ce qui n'est pas vraiment possible car il est impossible de faire deux scans identiques de deux parties d'une dia panoramique... l'assemblage final n'est jamais parfait mais cette imprefection n'est visible qu'à très fort grossissement, sur le tirage final 25*60 cm on ne peut rien voir. Tout serait bien plus simple si la zone de scan était un peut plus large et si un passe-vue ad-hoc de qualité était fourni (ce passe-vue devrait pouvoir scanner des négatifs ou des dias de formats compris entre 24*58 mm qui est le format de l'Horizon et 24*65 mm qui est le format du Fuji TX1/Hasselblad Xpan, pourquoi pas deux passe-vues tant qu'on y est). Même le Nikon LS 9000 qui coûte une petite fortune, 3000€ n'a pas de passe-vue spécifique au panoramique; le passe-vue 6*9 cm en verre coûte lui près de 500€ et est passablement merdique à utiliser. Pour le prix Nikon aurait pu faire mieux.

Côté films, j'ai utilisé presque tous les films noir et blanc existants, Ilford, Kodak, Fuji, Agfa, Forte et Foma. Kodak Tmax 3200, Ilford Delta 3200 ou Neopan 1600 pour les faibles lumières, aujourd'hui Agfapan 100 ou 400 ISO ou Kodak TriX 400 pour les photos dites "normales". J'ai aussi goûté les films Foma et Forte : pour ma part, si Foma est à considérer, Forte est à oublier. J'ai eu trop de problèmes avec cette marque hongroise sans compter que l'on trouve des stocks d'Agfapan pour trois fois rien. En 120 les films les moins cher que j'ai pu trouver sont les Foma et Neopan de Fuji. A cause du numérique les fabriquants de films noir et blanc ont considérablement augmenté leurs tarifs ce que je ne trouve pas justifié : seul Fuji peut se permettre de parler de R&D pour les films couleur et sans doute noir et blanc. En ce qui concerne la couleur, je n'en fais presque plus. Non pas que je sois passé au numérique (ce n'est pas encore le cas) mais je préfère le noir et blanc et les occasions de faire de la dia couleur sont de plus en plus rare. Je reste fidèle au Fuji Provia 100 F et n'ai plus de film négatif couleur en stock. Avant j'aimais bien l'Agfa Vista que l'on ne trouve plus que par correspondance. Les rares négatifs couleurs et diapos qui passent entre mes mains sont développés par Négatif plus. Barityne a remplacé Chromogène pour le noir et blanc.

La chambre grand format me tente depuis plusieurs années et, à l'heure ou tout le monde s'équipe en numérique, j'espère bientôt pouvoir m'y mettre. J'ai deux chambres 13*18 dont une Cambo à laquelle il ne manque qu'un pied solide et un objectif sur planchette, ma Linhof Kardan 13*18 n'a même pas de soufflet. Suite à la lecture du livre de Jean Loup Princelle sur le matériel photo soviétique et russe, je me suis procuré deux objectifs sovétiques pour chambre, les Industar-51 et Industar-37 prévus pour les formats 13*18 et 18*24. L'Industar-51 est un 210mm f4.5, l'Industar-37 un 300mm f4.5 mais tous deux sont dépourvus d'obturateur. Avant de pouvoir les tester je vais devoir les fixer sur une planchette maison et, éventuellement, trouver un obturateur ou bien tout simplement me servir de la vieille méthode du bouchon d'objectif.

Ca y est, j'ai enfin pu mettre la main sur un kit Arax 60 avec ses deux viseurs et son Arsat 80 mm f2.8. L'Arax 60 n'est autre qu'une version modifiée et plus fiable du fameux Kiev 60 qui est lui même la version soviétique du Pentacon Six est-allemand. Le Kiev 60 fabriqué par l'usine Arsenal à Kiev est comme le Pentax 67, un gros reflex consommant du film 120 mais, contrairement au Pentax, ce Kiev 60 est un 6*6. Je vais enfin pourvoir acquérir l'Arsat 30mm f3.5, un fish-eye au format 6*6, objectif que je rêve d'utiliser depuis longtemps. L'Arax 60 tout comme le Kiev d'ailleurs est un appareil ukrainien et non russe. Plusieurs sociétés comme Hartblei en Tchéquie, Arax en Ukraine et Kiev USAaux Etats-unis proposent des Kiev 60 et 88 modifiés : la mécanique est revue voire même changée et un système très pratique de relevage du miroir (MLU pour mirror lock up ) est ajouté. Ce système équipe mon Bronica SQB et j'avoue m'en servir souvent en paysage. Un kit Kiev 60 modifié coûte autour de 250/300$ et il faut compter le double pour un kit Kiev 88 modifié soit le tiers du prix du kit SQB. Personnelement j'ai longuement hésité avant de m'offrir mon Bronica SQB car je trouvais dommage de mettre 1490€ dans un système alors que je pouvais avoir la même chose pour trois fois moins cher. Et comme personne ou presque n'avait fait cette expérience des Kiev modifiés, j'ai préféré aller vers la sûreté et prendre le Bronica. Avec le recul je ne sais pas si j'ai fait une bonne affaire ou plutôt si j'en aurais fait une mauvaise en ayant choisi un Kiev. Ce qui est fait est fait mais mon esprit scientifique se pose toujours la même question.  J'ai commencé à faire quelques sorties en forêt après le travail avec l'Arax 60 sur lequel est monté le Flektogon 50 mm F4 de Carl Zeiss Jena. Un ensemble imposant lourd et solide... J'ai fait tombé l'appareil après m'être pris le doigt dans des ronces. L'appareil est tombé sur le dos qui s'est ouvert. Heureusement pour moi le film était terminé et rembobiné et l'objectif n'a rien. Après quelques bobines de paysage je vais me remettre au portrait, le 80 mm de l'Arax  descend assez bas en mise au point rapprochée, 60 cm de mémoire contre 80 cm pour le 80 mm du Bronica.

L'autre avantage des Kiev est l'extraordinaire parc d'objectifs disponibles surtout pour les Kiev à monture Pentacon 6 comme les Kiev 6/60 et Kiev 88 CM à monture Pentacon. Les objectifs soviétiques et ukrainiens, les Carl Zeiss Jena des Pentacon Six ainsi que les Schneider de la gamme Exakta 66 allant du fish-eye de 30 mm au 1000 mm à miroir que l'on peut trouver pour trois fois rien. Pour l'exemple, le Zodiak/Arsat 30 mm f3.5 coûte autour de 250$ neuf alors que le fish-eye Carl Zeiss pour Hasselblad et Rollei coûte près de 6000€ neuf. Pour ceux qui désirent en savoir plus sur ces objectifs pour Kiev 60/Pentacon 6, je conseille la visite de ce site anglais : pentaconsix.com, presque tous les objectifs disponibles y sont testés. Il est vrai qu'aujourdhui, on peut trouver d'occasion des objectifs Bronica SQ pour une bouchée de pain, surtout aux USA, chose impensable avant l'époque numérique mais il ne faut pas oublier que les objectifs pour Kiev sont pour la plupart toujours fabriqués par Arsenal ce qui n'est pas le cas de Bronica... disposer d'un objectif neuf peut être un argument pour certains, les pièces de rechange sont encore disponibles en cas de problème. Epson faisant de plus en plus de progrès sur sa gamme de scanners à plat, il est fort possible que je m'équipe à terme d'un Epson 4990 ou d'un V750 pour scanner mes 6*6 et futurs plan films.

J'ai découvert le format panoramique avec l'Horizon 202 que je me suis offert à Moscou en 2001.  Format 24*58, 120° d'angle avec un objectif rotatif qui fait un sacré bruit et une bon coup de main à prendre pour maîtriser le chargement du film sans oublier l'art et la manière de ne pas prendre ses doigts en photo. Au départ il n'est  pas aisé d'oublier le niveau à bulle situé dans le viseur. L'horizontalité n'est pas forcément synonyme d'esthétisme. un temps d'adaptation est nécessaire. Par contre sur mon exemplaire, le changement du diaphragme était assez dur jusqu'à ce qu'il devienne vraiment impossible. J'ai forcé, puis plus rien. Appareil cassé et irréparable faute de pièce disponible en France... plus d'un an et demi sans faire de photos panoramiques  jusqu'à ce que j'en trouve un autre pour un bon prix. L'appareil est chargé en noir et blanc 400 ISO dans l'attente d'une bonne occasion. Je dois avouer que j'aime beaucoup le format panoramique qui, dans certaines situation offre un moyen de s'exprimer différemment. J'ai réalisé des tirages 25*60 cm de très bonne qualté pour une exposition sur le Caucase du Nord à la Sorbonne en mars 2005. La prochaine étape sera une série de tirages barytés.

Pour en revenir à un sujet plus petit mais tout aussi intéressant, je voudrais remercier vivement Olympus pour le µII, une perle cet appareil. Toujours présent avec soi, petit, fiable avec une intelligente mesure spot, un objectif d'excellente qualité. Que du bonheur et ce pour un petit prix. Et ce qui m'amuse c'est qu'aucune grande marque de la photo n'ait été capable de faire le même type de produit en numérique. Les capteurs 24*36 ou de type APS-C ne sont pas encore prévus pour un compact de luxe. Jusqu'à quand ?